Le Domaine


[le milieu naturel] précédent...

Le geste vigneron

A la vigne, notre souci majeur est de respecter les cycles naturels, à l'écoute du « langage des sols ». Certes, la monoculture n'a rien de « naturel » en soi mais il faut essayer d' en atténuer les méfaits en relançant les cycles. Par exemple, afin de recréer les équilibres ravageurs / auxiliaires de culture nous replantons des haies, nous entretenons les parcelles en jachère par un couvert végétal...
Nous effectuons un travail du sol sur toutes les parcelles qui le permettent afin de favoriser le système racinaire en profondeur (meilleure résistance à la sécheresse, effet terroir) et d'aérer les terres pour maintenir une vie microbienne qui assure les échanges sol / sous-sol par l'intermédiaire des lombrics.  Nous entretenons aussi cette vie microbienne par l'apport de matière organique et de compost microbien (cocktail de champignons nécessaires à la dégradation de la matière organique, bactéries fixant l'azote et le phosphore). Les engrais chimiques ont été abandonnés il y à plus de 10 ans car ils sont facilement lessivables et n'entretiennent pas la microflore et la microfaune, ils conduisent à terme à des sols peu fertiles.
La moitié de nos vignes sont exemptes de désherbants, nous griffons le rang avec un outil inter cep afin de contrôler la pousse des adventices et entre les rangs nous utilisons un multi-décompacteur. Les parcelles encore désherbées sont constituées par les vieilles vignes piétonnes plantées à 1.50 m x 1.50 m, qui ont été taillées de façon anarchique, avec des bras écartés du tronc, ne permettant plus le passage du chenillard. Pour ces parcelles nous utilisons un désherbant de contact au fur et à mesure de la pousse de l'herbe indésirable afin de minimiser les résidus. notre souhait étant bien sûr de trouver une alternative non toxique, nous entammons une expérimentation de paillage avec des bois de feuillus déchiquetés. Nous entreprenons depuis 3 ans une démarche de conversion vers une agriculture traditionnelle et durable, sans pesticides de synthèse. Cette reconversion ne doit pas se faire de façon brutale sous peine de ne plus maîtriser la pression parasitaire et aussi afin de laisser la vigne développer son système immunitaire. A l'heure actuelle, 12 Ha sont totalement cultivés avec des produits naturels. Ces pratiques culturales s'inscrivent dans la durée. Voilà pourquoi nous ne convertissons que 4 Ha par an. Mais dès maintenant, des résultats sont visibles : des sols moins tassés et plus souples à travailler, une vigne qui abandonne un fonctionnement anarchique pour retrouver un cycle naturel et un meilleur équilibre feuillage / raisin, et une maturité plus précoce des peaux pour une balance sucre / acide plus intéressante. On voit aussi le développement de champignons et de flore qui avaient disparu de nos terres. Et puis aussi le plaisir de travailler sans masques ni vêtements de protection n' a pas de prix !
Quant au mode de conduite de la vigne, nous avons conservé le gobelet, traditionnel de la région. Il permet une meilleure résistance à la sécheresse, une bonne homogénéité de la maturation et crée une zone de fraîcheur et d'ombre au niveau des grappes lors des moments de fort ensoleillement (soleil de midi à 14 h). Nous privilégions le gobelet pour ces caractéristiques là même s'il empêche la récolte mécanique de toute manière impossible sur nos pentes.
Durant la période végétative, nous effectuons un gros travail d'ébourgeonnage qui consiste à supprimer des organes verts inutiles à la maturation et sensibles aux maladies. Cette pratique participe à l'équilibre végétatif et à une meilleure pénétration des produits de traitement pour une efficacité optimale. Depuis trois ans, nous réintroduisons des sélections massales qui apporteront de la diversité dans le potentiel génétique de nos parcelles et conviennent mieux à nos objectifs (une quantité de raisin raisonnable constituée de petites grappes).
La récolte est manuelle. Nos vendangeurs, fidélisés depuis déjà quelques années, connaissent bien les vignes et sont attentifs au travail de cueillette. Ils proviennent pour la plupart d'Andalousie. Nous avons conservé des maisons de village où ils sont logés et participent au « melting pot » qui se dessine chaque année en automne dans nos communes. La date des vendanges est fixée après dégustation du fruit. Avant de décider de récolter, il faut s'imaginer ce que le raisin donnera une fois devenu vin. Il faut apprécier les précurseurs d'arômes, l'acidité, la qualité des tannins et bien sur évaluer le futur titre alcoolique en quantifiant les sucres fermentescibles. La période de cueillette s'étale sur plus d'un mois, de mi-août à fin septembre. Nous commençons par récolter les blancs (Grenache blanc, Grenache gris, Macabeu) puis les muscat (Muscat d'Alexandrie et à petits grains ). Les rouges suivent ensuite (Syrah, Grenache noir et Carignan ) et nous finissons par les Vins Doux Naturels (Grenache noir et gris).

la suite... [le travail de la cave]
 

A la découverte du domaine

Le milieu naturel
Le geste vigneron
Le travail de la cave
 

Nous rendre visite

Afin de vous recevoir dans les meilleures conditions nous accueillons uniquement sur rendez-vous. Contactez nous par Email ou au 06 89 29 38 43.